PROPOSITION 7 : UNE NOUVELLE APPROCHE DE COOPERATION REGIONALE

A l’échelle mondiale, il est apparu un ordre économique dans lequel la concurrence est devenue la caractéristique essentielle. Les entreprises d’un pays sont devenues  la force principale de conquête des autres nations. Elles  anticipent  les besoins du marché  des Etats étrangers et les transforment en solutions d’achats ou/et de ventes des biens aux peuples de ces Etats.

En Afrique, il nous faut maintenant produire et agir autour d’un quelconque ‘‘Idéal ’’ constructif pour bénéficier des effets de fonctionnement de ce nouvel ordre mondial. D’où  la nécessité – pour la RDC – de produire des concepts relatifs à l’intégration régionale comme cadre politique de relations économiques et diplomatiques mûres de type gagnant-gagnant où leurs intérêts légitimes de tous sont garantis.

(Texte retravaillé le 11/10/2015)

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1. Le modèle des  ”zones  d’intérêts communs” 

La  diplomatie congolaise réduit la coopération africaine à  un phénomène de ‘‘marché régional’’ dans lequel les puissances occidentales  aiment à pousser les dirigeants africains  comme ‘‘facteur de croissance économique et de stabilité sous-régionale’’[1]

Aujourd’hui,  la RDC pourrait  mettre en route une telle diplomatie active avec tous ses voisins. Il suffit  de renforcer sa  ‘‘coopération ’’ en formalisant  cette dernière avec ses voisins  en termes de ‘‘Zones d’intérêts Communs’’  par  l’exploitation commune des ressources naturelles transfrontalières en collaboration avec les firmes multinationales.

Avec, ses  9 pays voisins, la RDC devrait principalement appartenir aux trois communautés  économiques englobant à  elles seules l’ensemble de ces frontières et ce, pour les amener à accoucher d’une vision commune fondée sur la recherche de la paix régionale .

La RDC se doit donc d’appartenir- en plus de l’Union-Africaine – aux trois grandes organisations sous-régionales suivantes :

  • La Communauté Economique  des Etats d’Afrique centrale
  •  La Communauté Economique  des Etats d’Afrique Australe
  •  La Communauté Economique  des Etats d’Afrique Orientale, incluant le Sud-Soudan.

Le concept de ‘‘Zone d’Intérêts Communs’’  a permis  une certaine coopération fructueuse entre l’Angola et le Congo-Kinshasa.  Partout, le long des frontières congolaises, il y a non seulement des ressources naturelles transfrontalières entre la RDC et les pays voisins africains mais des populations et communautés ethniques tout aussi transfrontalières pour lesquelles il existe une nécessité d’intense coopération économique, voire d’intégration politique.

Sur le plan organisationnel, je propose de mettre sur pieds institutionnellement les triparties diplomatiques suivantes :

  •  Angola, Congo-Brazzaville et Congo-Kinshasa : sécurité commune, gestion des refugiés et des communautés transfrontalières, question du pétrole, trafic ferroviaire sur le chemin de fer Katanga-Lobito.
  • Tanzanie-Zambie-Congo-Kinshasa : sécurité commune, gestion des refugiés et des communautés transfrontalières, question du pétrole, sécurité commune.
  • Rwanda-Burundi-Congo-Kinshasa : sécurité commune, gestion des refugiés et des communautés transfrontalières, question du gaz méthane, trafic sur les corridors Nord et Sud.
  • Ouganda-Soudan-Congo/Kinshasa : sécurité commune, gestion des refugiés et des communautés transfrontalières, exploitation du pétrole, exploitation du lac Albert.
  • Congo-Brazzaville-RCA-Congo-Kinshasa : sécurité commune, gestion des refugiés et des communautés transfrontalières, exploitation du trafic sur l’Oubangui..

2. Les opportunités d’une fructueuse coopération régionale

Le modèle coopération entre la RDC et l’Angola ici utilisée pour envisager une certaine coopération régionale ordonnée dans la Région des Grands-Lacs Africains   a pour origine les accords de partage entre ces deux pays des revenus de la production transfrontalière des hydrocarbures à des gisements  exploités par des firmes multinationales étrangères- essentiellement occidentales.

La géologie  du Bassin côtier  congolais à une  architecture est  apparentée à celle des pays  voisins dont l’Angola (le nord de l’Angola et  la province  de  Cabinda), le Congo et le Gabon.

Carte 1 : Bassin côtier de la RDC

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La RDC a deux frontières  avec l’Angola,   avec la province de Zaïre au Sud et avec la province de Cabinda au Nord.

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Jusqu’en 2012, l’exploitation se  limitait dans  les eaux intérieures  mais le Congo va maintenant bénéficier d’une  opportunité d’exploitation des hydrocarbures dans les eaux profondes et ce, selon les accords sur la délimitation définitive  des frontières maritimes avec la République d’Angola.

Il y a eu récemment une ouverture du territoire congolais jusque dans le plateau continental en  Offshore  profond (Deep  Water and Ultra deep) selon les  principes du droit maritime international. Les négociations ont abouti avec l’Angola à  la mise en  place d’une Zone d’Intérêts Communs entre les deux pays.

Les négociations entre les deux pays ont été – en principe – fondées sur la  Convention de Montego Bay (nom d’une ville jamaïcaine) du  10 février 1982, laquelle convention a été ratifiée par les Etats membres de l’Organisation des Nations Unies. Cette convention détermine les frontières maritimes et les droits des Etats côtiers.

De la ville angolaise de Soyo vers la province de Cabinda,  le territoire congolais compte environ 37 Km. Aussi, la Zone Economique Exclusive aurait due être – depuis longtemps – de 370 km au lieu de 47 Km, en bande perpendiculaire depuis la côte congolaise (article 73 à  83 de la Convention de Montego Bay).  Il devait être prévue aussi des zones de transition de 5 Km chacune, de part et d’autre de cette  bande perpendiculaire.

Pour éviter des conflits, les deux pays ont été amenés :

  •  Refaire  consensuellement le tracé des frontières maritimes entre les deux pays
  • Signer un accord bilatéral entre leurs deux gouvernements ;
  • Etablir une Zone d’intérêts Communs (ZIC) et signer un accord d’établissement de cette ZIC pour les deux pays ;
  • Signer un Accord multilatéral entre  d’une part l’Angola et la RDC et d’une part les compagnies pétrolières ;
  • Mettre en place un Comité conjoint de Gestion de entre les deux compagnies nationales de Pétrole (Cohydro et Sonangol).

Carte 2 : Les blocs pétroliers de la Zone Maritime d’Angola et de la RDC

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La bande nouvellement délimitée devait passer  à  travers les blocs pétroliers  comme l’indique la carte ci-dessus. Aussi, les compagnies pétrolières  – qui opéraient déjà  pour compte de l’Angola  ou nouvellement intéressées par l’exploitation de cette zone – devaient désormais  tenir compte de la présence de la RDC sur ces blocs pétroliers.

Il s’agit essentiellement de  Chevron-Texaco, de Tullow, de Sonangol P&P, d’Exxon-Mobil, de BP-Amoco et de Total-Elf.

La modélisation de cette coopération congolo-angolaise  pour la Région des Grands Lacs a pour but de créer les conditions de  développement économique de durable par l’effet conjugué des investissements massifs dans les  ‘‘Zones d’intérêts Communs’’ à mettre en place et de la  stabilité politique dans l’ensemble de la Région des Grands-Lacs.

Depuis 2004, le Congo  a relancé les explorations pour  la promotion et la mise en production des Bassins sédimentaires encore vierges dans les Bassins de la Cuvette centrale, les Grabens Albertine, l’Upemba et le long du lac Tanganyika. Il s’agit pour la plupart des bassins frontaliers avec d’autres pays voisins.

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Les Bassins Sédimentaires Congolais de la branche Ouest du Rift Est Africain Ouest du rift Est africain sont situés dans la région orientale de la République Démocratique du Congo Dans cette  partie  – l’une des plus riches de dépôts en hydrocarbures de  l’Est de la République Démocratique du Congo, il a été identifié les  blocs pétroliers suivants :

  •  Graben Albertine : superficie totale: 16.600 km ² et  potentiel minier: 40.000 b / j ;
  •  Lac Kivu : surface totale : 2.400 km ² et  potentiel minier: 60 milliards nmc ;
  •  Graben Tanganyika : superficie totale : 50.000 km ² et potentiel minier: 80 milliards de barils ;
  • Cuvette Centrale : superficie totale: 800.000 km ² ;
  • Bassin Upemba : superficie totale: 6.000 km ² et potentiel minier: 3000000000 bbl ;
  • Lac Moero : surface totale: 4.650 km² et potentiel minier: 200.000.0000 bbl.

A.     Bassin du Graben (lacs Albert et Edouard)

Carte 4.1 : Les blocs pétroliers  du Graben Albertine 

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Ce bassin est subdivisé en 5 Blocs pour l’exploration et production pétrolières et est partagé avec l’Ouganda.  Aucun forage n’a été exécuté à ce jour dans la partie Congolaise des grabens de Tanganyika, Albert et Edouard.

Des premiers travaux ont été réalisés en matière de géophysique, de sismique et de gravimétrie et des indices de surface ont été identifiés. Actuellement, cette partie congolaise  des grabens  fait  l’objet des convoitises  de plusieurs  investisseurs qui  continuent  son  exploration en collaboration  avec  les Experts  du Ministère des  Hydrocarbures.

Sur les cinq blocs pétroliers dont le Gouvernement de la RDC a signé des contrats de partage de production (PSC), seuls les blocs I et II  d’hydrocarbures connaissent une certaine activité. L’insécurité aurait empêché  les  entreprises prospectrices de  réaliser d’amples activités d’exploration depuis 2007.

Carte 4.2 : Les blocs pétroliers  du Graben Albertine 

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B.     Graben Tanganyika

Le Bassin du Tanganyika est provisoirement subdivisé en 9 blocs du coté congolais et en autres blocs du coté burundais et du coté tanzanien.

 Carte 5 : Les blocs pétroliers du Graben Tanganyika

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C.     Gaz méthane du lac Kivu

Carte 6 : Bassin gazier du lac Kivu

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Le lac Kivu, entre le Rwanda et la République Démocratique du Congo, renferme une énorme quantité de méthane dissous. L’exploitation de ce méthane représente une opportunité pour le développement économique de la région. Le lac Kivu présente une spécificité unique au monde : ses eaux profondes contiennent une énorme quantité de gaz dissout. C’est en effet 65 milliards de m3 de méthane, soit l’équivalent de 50 millions de tonnes équivalent pétrole (tep), qui dorment sous 250 m d’eau au fond du lac.

Cette manne énergétique du Kivu, si elle était exploitée, donnerait aux deux pays une source d’énergie quasi inépuisable lui permettant de ne plus se soucier des besoins énergétiques liés à leurs projets de développement. En effet, le lac Kivu se recharge continuellement en gaz. Le taux de recharge est estimé entre 125 et 250 millions de m3 par an.

Une équipe scientifique française s’est intéressée à l’étude physico-chimique du lac et à l’évaluation du risque d’explosion gazeuse. On craignait que la présence de ce gaz ne puisse constituer  pour les populations un risque d’explosion cataclysmale du type “lac Nyos” au Cameroun. Mais, les essais effectués montrent que le gaz méthane est un des carburants les plus sécurisants.

Carte 7 : Les blocs gaziers du lac Kivu

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Le Bassin du Lac Kivu est divisé en 5 blocs du coté congolais et en 5 blocs du coté Rwandais. La partie rwandaise  tente de passer des exploitations pilotes actuelles vers une  exploitation industrielle de ce gaz méthane.

D.    Cuvette centrale

Elle  comprend  les provinces de l’Equateur, du Bandundu, de deux Kasaï (Oriental  et Occidental), de Maniema, une partie de la province Orientale et se délimite à l’ouest,   au delà de Kinshasa. Sa superficie totale est de 750 000 Km2.  Au nord, elle est bordée avec la République Centrafrique et a l’Ouest avec le Congo-Brazzaville. La Cuvette Centrale a été sommairement explorée de 1952 à 1986.

Carte 8 : Blocs pétroliers de la Cuvette centrale
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3.  Pour une coopération régionale ordonnée

Au gré des intérêts des firmes multinationales, la vie politique internationale  des puissances mondiales est surprenante à maints égards au sein de la Région des Grands lacs.

Au lieu de songer chaque fois à une quelconque ‘‘Force Multinationale’’  qui pourrait pencher tantôt vers Kinshasa tantôt vers Kigali ou Kampala ou  demain tantôt encore vers Dar-Es-Salam ou tantôt Juba, il est plutôt indiquer de penser à des vraies  ‘‘Zones d’Intérêts Communs ’’ pour toute la Région pétrolière et gazière allant du Nord du lac Tanganyika vers le lac Albert en passant par les Kivu et  Edouard, sur une ligne frontalière d’environ 2.200 km dont l’Ouest en RDC concentre 50% de sa population en quête de développement économique et de sortie des conflits meurtriers récurrents.

Chaque  ‘’Zone d’Intérêts Communs’’ (ZIC) permettrait :

  • D’unifier un immense espace pétrolier et gazier où pourraient intervenir plusieurs firmes multinationales en créant des emplois et stimuler un développement rapide dans la  région de son implantation.
  • De situer les leaders politiques dans une réelle perspective de la panafricanisation de la Région.
  • D’explorer et puis d’exploiter les blocs pétroliers et gaziers de la Région par des firmes multinationales qui traiteraient  de manière – commune et transparente – avec une seule autorité administrative de la ZIC en question.
  • D’économiser des ressources pour financer les projets de construction des barrages hydroélectriques  et autres énergies renouvelables et qui sont – aujourd’hui – stupidement en veilleuse

Sur le modèle existant de la ZIC entre l’Angola et la RDC (disons ZIC/Maritime) mais adapté aux contextes locaux et régionaux et aux préoccupations réelles des populations, la RDC pourrait négocier et établir  des nouvelles ZIC :

  • La ZIC/Kivu : pour les méthane du Kivu-pétrole du bloc 5 entre le Rwanda, l’Ouganda et la RDC.
  • La ZIC/Tanganyika Nord : pour exploiter le pétrole  entre le Burundi et la RDC.
  •  La ZIC/Graben : pour exploiter le pétrole  des blocs 1, 2 ,3 et 4 entre l’Ouganda et la RDC.
  • La ZIC/Tanganyika Sud : pour exploiter le pétrole entre la Tanzanie et la RDC.
  • La ZIC/Moero : pour   exploiter le pétrole la Zambie  et la RDC.
  • La ZIC/Maritime : pour exploiter le pétrole  entre l’Angola et la RDC.

Pour la RDC, chaque ZIC devrait assumer un rôle particulier, en plus de l’exploitation des ressources énergétiques fossiles. Il devrait être indiqué aux compagnies exploitantes les comptes à alimenter pour part pour financer des activités communes d’avance prédéterminées  et pour part aux budgets nationaux ! 

a.    La ZIC/Kivu  entre le Rwanda  et la RDC

La ZIC/Kivu devrait disposer d’une administration avec des moyens propres de défense des périmètres pétroliers et miniers et commerce transfrontalier transparent où l’on n’évoquera plus  la circulation frauduleuse des minerais due  à la différence organisationnelle  entre le Rwanda et la RDC jouant en défaveur de la RDC comme un effet d’osmose[2] en termes.  Elle devrait résulter d’ un Accord multilatéral entre  d’une part le Rwanda et la RDC et d’une part un consortium des compagnies exploitantes de pétrole et des mines.

Cette ZIC mérite une attention particulière pour quatre raisons :

  • Elle porte sur une  énergie indéfiniment renouvelable

Le gaz méthane du Kivu  est une véritable manne énergétique susceptible de donner deux pays une source d’énergie quasi inépuisable lui permettant de ne plus se soucier des besoins énergétiques liés à leurs projets de développement. En effet, le lac Kivu se recharge continuellement en gaz, avec un taux de recharge  estimé entre 125 et 250 millions de m3 par an. Ici, la question n‘est pas celle de l’épuisement possible des énergies fossiles mais plutôt celle du retour à la stabilité  régionale et l’ordre sécuritaire au Kivu.  Elle devrait bénéficier des financements rapides et importants pour la production de l’énergie mais aussi des engrais indispensables pour la relance de l’activité agricole dans la Région et ce, a partir du commerce des minerais de la région.

  • Elle porte sur une région riche en minerais très recherchés 

Il  y a eu plusieurs initiatives internationales pour s’assurer de la transparence pour la traçabilité des minerais de l’amont vers l’aval (mécanisme régional de certification de l’exploitation et de contrôle des ressources naturelles dans la région des Grands lacs dans le cadre du CIRGL,  loi Dood-Franck initiée par l’administration américaine sous la présidence de Barack Obama, votée à  la Chambre des Représentants le 30 juin 2010 et au Sénat le 15 juin 2010).  Le but implicite est d’éviter  que ces minerais ne prennent la route de pays indésirables tels que la Chine et l’Inde, qui en ont aussi besoin pour la même raison géostratégique que les Etats-Unis et les pays européens.

La ZIC/Kivu devrait comporter aussi bien des périmètres pétroliers que des périmètres miniers sur base des concessions bien identifiées. 

  • Elle porte sur une zone d’exploitation artisanale des  minerais

Du fait de l’exploitation artisanale et informelle des  minerais,  les groupes armés locaux s’en procurent facilement et alimentant ainsi les conflits locaux très meurtriers. Et comme la RDC n’a pas une administration opérationnelle,  effective et transparente, au quotidien.

  •  Elle  est dans la zone des conflits meurtriers depuis plus de deux décennies

Plusieurs guerres se sont déroulées au Nord-Kivu où il existe d’énormes problèmes identitaires et  s’ajoutent des préoccupations économiques de financement des groupes armées, jadis suscités par le Gouvernement congolais pour contrer les rébellions du RCD (1998-2003), du CNDP (2007-2009) et du M23 (2012). Ces groupes armés sont aujourd’hui  incontrôlés, indisciplinées et causent d’énormes souffrances aux populations congolaises de l’Est du pays.   C’est pourquoi la ZIC/Kivu porterait  sur blocs gaziers du Kivu et le bloc pétrolier numéro 5, le versant ougandais du bloc 5 devant  intégré dans la ZIC/Graben entre la RDC et l’Ouganda.

  •  Elle  devrait avoir sa propre  Police autonome

La Police Spéciale pour cette zone devrait assurer la protection des refugiées de retour du Rwanda et de l’Ouganda en tant  Bouclier anti-FDLR pour un temps raisonnable. En matière de réinsertion et réintégration, il est impératif de procéder (1) à l’identification des sites pour les ex-refugiés et à leur réinsertion sociale et réintégration socio-économique en déclassant une partie du Parc National et en y relogeant ces populations sous forme des paysannats modernes et (2) à la démobilisation volontaire des combattants et à la formation des coopératives de production des produits agricoles er d’élevage de l’Est mais destiné  au  marché essentiellement de  Kinshasa.

b. La ZIC/NORD-TANGANYIKA  entre le Burundi et la RDC

Dans l’esprit similaire que celui de la ZIC/Kivu, la ZIC/Maritime  entre le Burundi  et la RDC pourrait servir à relancer une importante centrale hydroélectrique: la centrale hydroélectrique  de la Ruzizi et à  stimuler les activités touristiques de la Région.

Ici aussi, les activités induites par l’énergie hydroélectrique de la Ruzizi et des activités touristiques (aviation locale, transport lacustre, hôtellerie,…) seraient de loin plus importantes pour la RDC en termes  des impôts et taxes pour le financement interne de son développement et pour le progrès social des populations !

c.La  ZIC /Graben entre la RDC et l’Ouganda

Dans  la logique ci-dessus, pour les blocs pétroliers numéros 1, 2,3 et 4, il faudrait définir les activités à  financer dans le cadre d’une ZIC entre l’Ouganda et la RDC. Une part importante devrait être allouée pour la construction des infrastructures   et pour les budgets nationaux.

d.  La  ZIC/SUD-TANGANYIKA  entre la RDC et la Tanzanie

Pour ces deux ZICs, il faudrait définir les activités à  financer dans le cadre de ces ZICs. Une part importante devrait être allouée aux activités agricoles à  bas prix pour la nutrition des ouvriers du cooper-belt et aux contributions des budgets nationaux !

e. La  ZIC/Maritime  entre l’Angola et la RDC

La ZIC/Maritime  entre l’Angola et la RDC pourrait servir à relancer Inga plutôt que des financer des personnes.  La question essentielle ici est celle du remplacement à  terme de l’énergie fossile épuisable (pétrole) par une énergie hydroélectrique renouvelable.

‘‘[Le] potentiel hydroélectrique  [est] estimé à 100 000 MW, soit 13 % du potentiel hydroélectrique mondial. La puissance installée totale est évaluée actuellement à 2 516 MW, soit 2, 5 % du potentiel total pour une production moyenne possible de 14 500 GWh. La production effective (…) ne dépasse pas 40 % de [la] capacité [et] est destinée à l’exportation, laissant ainsi la demande locale insatisfaite. (…) le taux d’accès des populations à l’électricité est de 1 % en milieu rural, 0 % pour les villes et 6 % sur le plan national alors que la moyenne en Afrique subsaharienne est de 24,6 %)’’ (Internet Voir wikipedia du 7/7/2010)  .  La ZIC/Maritime aurait pour rôle fondamental de préparer l’après-pétrole.

Les activités induites par l’énergie hydroélectrique d’Inga seraient de loin plus importantes pour la RDC en termes  des impôts et taxes pour le financement interne de son développement et pour le progrès social des populations !

3.  Pour une philosophie panafricaniste précise

La philosophie panafricaniste  se distingue  des théories de l’intégration régionale en tant qu’elle se présente plutôt comme une approche globale des problèmes africains concrets de l’ère postcoloniale.  Elle n’a pas pour but de créer une illusion mais elle est – avant tout – une exigence de vérité. Elle se situe dans  une vaste perspective   permettant de proposer une solution satisfaisante au problème des angoisses existentielles des Africains.

La philosophie panafricaniste est une certaine position en termes de signification accordée à la vie et à la mort. Il  est regrettable  d’ignorer  l’‘’unité africaine’’  en tant qu’elle est :

  • L’expression d’un refus du viol historique des peuples africains divisés en différents Etats coloniaux à Berlin en 1885.
  • Un défi interne à relever pour vaincre la pauvreté des populations.
  • L’unité africaine est une exigence de solidarité interne  des élites  avant-gardistes d’Afrique en face de la mondialisation économique en cours.

L’Union politique de l’Angola, du Burundi, du Congo-Kinshasa et du Rwanda au sein d’un Etat inédit - la République du Lumumba, avec 15 provinces – peut envisagée comme un noyau-fédérateur des Etats d’Afrique centrale, orientale et australe.  

Un manifeste pour la République du Lumumba  appelant à  cette union politique des Etats postcoloniaux ci-dessus a été  publié  dans le Website www.grandslacsregion.org, sous forme d’une solution globale de coopération pour ces 4 Etats dans un seul pays et d’une dynamique économique de dévelopment concerté pour l’A.frique centrale, orientale et australe!

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[1]Internet Voir wikipedia du 7/7/2010

[2] L’osmose se définit comme un phénomène de diffusion que l’on observe lorsque deux liquides de concentration différente sont séparés par une membrane perméable. L’effet d’osmose continuera à jouer contre la RDC en face des pays un peu mieux organisés tels que la Zambie, l’Angola ou le Congo/Brazzaville et le Rwanda.

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