UNION POLITIQUE: RDC ET ETATS D’AFRIQUE DE L’EST(SOUDAN DU SUD, KENYA,OUGANDA,TANZANIE,BURUNDI ET RWANDA)

Au-delà des intérêts particuliers de chaque régime politique dans les Etats de la région des Grands Lacs et de la faiblesse de leurs structures de gouvernance, il est possible d’organiser une réunion au sommet des principaux dirigeants politiques de la région en vue de se prononcer sur l’unification de ces Etats en un seul Etat: la République de Lumumba incluant le Burundi, le Rwanda, la République Démocratique du Congo, la Tanzanie, l’Ouganda et le Kenya, le Soudan du Sud. Ici, ce n’est pas une révélation divine. C’est une option parmi tant d’autres de la nécessaire refondation de l’Etat en Afrique. Mais, c’est aussi une présentation d’un projet – humain – possible pour une paix durable au Dieu Tout-Puissant.

1. Cadre  idéologique

Le panafricanisme est un parti pris – comme utopie constructive et perspective – pour l’unité africaine pour 3 raisons fondamentales :

Primo : Plusieurs peuples précoloniaux ont été divisées en deux ou trois Etats postcoloniaux en Afrique. Souvent, les populations continuent à traverser les frontières entre Etats postcoloniaux comme s’il n’y avait pas eu de colonisation. Le phénomène qu’on appelle ‘‘fraude douanière’’ est – en réalité pour les  populations – une continuité des activités commerciales d’avant la colonisation européenne Il y a là une sorte schizophrénie à l’échelle collective qu’il importe d’éradiquer. Il vaut mieux donc œuvrer pour des intégrations politiques régionales significatives pour ces populations.

Secundo : Par delà les intégrations économiques, la meilleure manière de résoudre la question  de la détresse identitaire (angoisses) en Afrique c’est de supprimer le maximum des frontières en Afrique. Il faut favoriser les mouvements internes  des populations tout en préparant ainsi la réalité internationale de demain, celle Etats-Continents. Il faut donc favoriser la circulation des personnes et des biens en Afrique par des intégrations économiques régionales.

Tertio : C’est clair, sans unité politique, tout processus de développement en Afrique sera impuissant et dérisoire. Il est souhaitable que la mondialisation commence par et pour les Africains  en se mettant eux-mêmes en  Afrique unie, une sorte des Etats-Unis d’Afrique.

Les peuples africains doivent faire face au viol d’origine coloniale entretenu par des Etats postcoloniaux qui les oppriment encore en quelque sorte et les divisent  en plusieurs entités politiques  et  différentes langues officielles et étrangères tels que le Français, l’Anglais, le Portugais et l’Espagnol.

Sur le terrain il y a une résurgence des conflits ethniques. Le panafricanisme est une occasion pour nous de redéfinir en Afrique unie de nouveaux districts qui pourraient permettre à des dirigeants locaux de répondre efficacement aux préoccupations de la population. Nous notons également que les différences ethniques sont aujourd’hui manipulées par les élites et sont devenues – politiquement – la condition permise la plus importante du sous-développement et de la domination extérieure du continent.

Le panafricanisme des  années 1960-1970 était une idéologie politico-syndicale qui visait le resserrement des liens entre Etats postcoloniaux africains pour pouvoir faire face aux dominations néo-colonialistes. Le panafricanisme servait alors de relais à la propagande soviétique contre l’Occident en Afrique.

A l’heure actuelle, le panafricanisme est plutôt une sorte de maturation des idées anciennes et une rupture. L’idéal reste le même, l’unité de l’Afrique. Mais, le nouveau panafricanisme est une rupture de noyau avec intention manifeste de résoudre- en permanence et structurellement, les problèmes politiques de nature interne. Aujourd’hui, il est souhaitable d’avoir de nouvelles institutions pour de nouvelles libertés.

Pour les Congolais, l’enjeu est de taille puisque si l’ ‘‘East-African Community‘’ se transformait en un Etat souverain unique,  la RDC   devrait partager presque 4.500 Km de frontière avec  ce nouveau pays. Ce  serait son élément  majeur de la diplomatie car – sur les flancs  ‘Ouest’ de cette frontière, la RDC y concentrerait plus de 1/2 de sa population et  d’énormes intérêts économiques pour développement interne.

Pire, cette frontière  serait un enjeu permanent de  politique intérieure car elle ne serait qu’une ligne artificielle partageant en deux,  plusieurs frères et sœurs d’ethnies, …sans possibilité de continuer de pérorer sur une certaine vision ‘‘pseudo-nationaliste’’ qui ne serait pas – par définition – panafricaniste, en soi!

Si la RDC rejoignait cette Communauté Orientale, les Grands-Lacs Africains  pourraient alors peser dans les affaires mondiales d’un seule voix,  d’une voix – cette fois-ci – audible du fait de son énorme potentiel de production multiforme, ….grâce à  son exceptionnelle  concentration des ressources humaines, concentration aujourd’hui inexistante ailleurs en Afrique.

2. La proposition politique

La présente vision porte sur la constitution d’un noyau politique pour une Union future de l’Afrique Centrale, Orientale et Australe : la formation d’un Etat panafricain inédit constitué du Kenya, de l’Ouganda, du Soudan du Sud, du Rwanda, du Burundi, de la Tanzanie et de la RDC.  Au lieu de porter les regards sur un pseudo-nationalisme des Etats postcoloniaux ou sur de conflits identitaires internes, les leaders de ces Etats ci-dessus mentionnés devraient chercher à unir ces derniers en une seule Union Politique Panafricaine dite ”République de Lumumba” (avec 94 districts autonomes dotés des gouvernements locaux efficients : voir annexe)

Pour ce faire, nous devons regarder cela en termes de création d’un noyau (lien politique très fort) entre tous les Etats de l’Afrique centrale, orientale et australe, en unifiant premièrement la Région des Grands Lacs, une zone chaude de conflits identitaires.

Etat postcolonial Superficie(Km2) Nombres de districts Superficie moyenne de district Populations estimées
Kenya

580.367

8

72.546

43.000.000

Ouganda

236.040

4

59.010

36.000.000

Rwanda

26.338

1

26.338

12.000.000

Soudan du Sud

619.745

10

61.975

9.500.000

Tanzanie

945.087

23

41/091

43.200.000

Burundi

27.834

1

27.834

10.000.000

RDC

2.345.409

47

49.902

72.000.000

Total

4.780.820

94

225.700.000

La République de Lumumba serait un État de 4.780.820 Km2. Il aurait une population de quelque 250 millions de personnes en 2017 et plus ou moins 3000 groupes ethniques et/ou tribus. Sa richesse serait incommensurable et variée. Ses énormes potentialités pourraient conduire à un développement rapide à  de répondre aux besoins de tous les Lumumbians: pétrole, gaz, hydroélectricité, charbon, bois, cuivre, cobalt, café, thé, cacao, coton, produits alimentaires de toutes saisons  et  produits d’élevage d’animaux de toutes sortes.

Les ”Lumumbiens pourraient facilement répondre aux exigences du processus de mondialisation et lutter – ensemble – contre une nouvelle forme d’insécurité due aux ‘‘disparitions locales’’ de l’État et/ou d’autres mécanismes sociaux de contrôle interne et de  protection des populations contre le pillage des ressources par des organisations criminelles au niveau national et niveau international.

3. Etats en noyau fédérateur de l’Afrique Centrale, Orientale et Australe

La création officielle de la République de Lumumba se ferait par une Conférence Panafricaine Souveraine. Sa composition serait faite par Etat et par district en termes de Délégués à cette conférence.

La représentation de la société civile devrait être déterminée par le rapport entre les populations estimées d’un Etat  et la superficie moyenne du district dans cet Etat. Il reflète ainsi l’étendue de Etat en question  mais pondérée par la densité de sa population. En outre, nous devons compter sur deux personnes pour les autorités locales et ce, en fonction de la configuration attendue de la République du Lumumba en ses entités locales. Chaque Etat postcolonial aura droit à 100 délégués officiels.

Etat postcolonial

Délégués par Etat

Délégués de la société civile

2

personnes par  district

Dirigeants politiques en fonction (forfait)

Total

Kenya

593

16

100

709

Ouganda

610

8

100

718

Rwanda

456

2

100

558

Soudan du Sud

153

20

100

273

Tanzanie

1051

46

100

1197

Burundi

359

2

100

461

RDC

1443

94

100

1637

TOTAL

46624

188

700

5553

Chambre Haute

140

Chambre Basse

5413

  • Chaque district fournirait un certain nombre des personnes issues de la chambre basse pour rédiger  la Constitution de la République de Lumumba ainsi d’autres documents relatifs à  la Transition (10 ans).
  • Chaque Etat actuel fournirait  20 personnes pour siéger en chambre haute pour les éventuels amendements aux documents relatifs à la transition.

La validation des mandats se ferait en séance  plénière et les Délégués devraient proclamer la souveraineté de la Conférence panafricaine :

  • La fin des États postcoloniaux  des Délégués représentés à la Conférence Panafricaine Souveraine
  • Les délégués à la Conférence souveraine panafricain devraient annoncer la naissance de la République de Lumumba.
  • Les Délégués à la Conférence souveraine et panafricain conviendraient d’un projet de constitution pour la nouvelle République.
  • Les Délégués à la Conférence souveraine panafricain conviendraient d’une Constitution de la Transition
  • Les Délégués à la Conférence souveraine panafricaine devraient désigner officiellement les Dirigeants des Institutions de la Transition pour  10 ans.
  • Le Gouvernement central serait dirigé par un Conseil Présidentiel de Transition et un Premier ministre chargé de la mise en œuvre des décisions dudit Conseil.
  • Les membres du Conseil Présidentiel devraient superviser les activités gouvernementales au cours de la transition en supposant – pour chacun d’eux – un rôle essentiel en tant que vice-président de la République, mais l’un d’eux serait nécessairement choisi comme chef de l’Etat pour un an.
  • Tous les parlementaires ‘‘nationaux’’ actuels se réuniraient  en une chambre législative unique pour une période de 10 ans: ce serait le Parlement de transition
  • À la fin de la transition, les membres du Conseil présidentiel de transition devraient devenir des Sénateurs à vie et ce sera la même chose pour le Premier Ministre de transition, les vice-Premiers Ministres et des membres du Bureau du Parlement de la Transition

Des réunions préparatoires  des Dirigeants de haut niveau des Etats actuels pourraient se tenir à  Nairobi (Kenya) en vue de la détermination des critères  et mode de désignation des Délégués  de la société civile, des Gouvernements locaux et surtout des Délégués  des formations politiques au sein de cette  société civile. Ils devraient aussi étudier et mettre en place des  dispositions utiles pour l’organisation de la Conférence Panafricaine Souveraine.

4. Structure du Gouvernement de Transition

Les membres du Conseil Présidentiel de transition supervisait chacun une fonction essentielle en tant Vice-président de la République mais l’un d’entre eux serait nécessairement choisi comme Chef de l’Etat pour une durée d’une année. En plus, chacun aurait en permanence une fonction permanente spécifique de supervision.

SN Départements ministériels Agences gouvernementales supervisées sous la coordination technique d’un Premier-Ministre
I Justice et Droits Humains
  • Bureau du Procureur Général de la République
  • Bureau d’Appui aux Cours et tribunaux
  • Barreau des Avocats
  • Bureau de l’Ombudsman
Institutions de Régulation
  • Bureau  de la Régulation institutionnelle   (institutions d’Audit gouvernemental,  Contrôles  Techniques usuels et de Protection des usagers).
  • Bureau d’appui aux Institutions de contrôles parlementaires.
  • Bureau des  Métiers  assermentés.
II Production
  • Bureau de l’Agriculture et de l’Elevage
  • Bureau  des Institutions  publiques de production et de distribution de l’Energie et de l’Eau
  • Bureau des Travaux publics  et institutions de gestion des Infrastructures
Affaires Economiques
  • Bureau des Institutions publiques des Transports &Télécommunications
  • Bureau des ICT  et des Innovations technologiques
  • Bureau des organisations professionnelles et Affaires commerciales
III Affaires  Financières et Monétaires
  • Bureau de la Comptabilité Publique
  • Bureau des Recettes publiques
  • Inspection des Finances
  • Bureau des Institutions financières
Budget et Planification
  • Bureau National de Planification économique
  • Bureau des  Budgets Annuels
  • Bureau  Institutions d’Enquêtes et des Statistiques
IV Famille et Affaires Sociales
  • Bureau du Genre  et des familles
  • Bureau des Institutions de solidarité sociale et de paix intercommunautaire
  • Bureau des  affaires foncières  et  de développement rural
Santé et Environnement
  • Bureau des formations médicales
  • Bureau des Institutions de Santé Publique
  • Bureau de  la Conservation de la nature
VI Education et de la Recherche scientifique
  • Bureau des Ecoles maternelles et primaires
  • Bureau des Ecoles Secondaires
  • Bureau des Ecoles Supérieures  et Universités
  •  Bureau des Institutions de Recherche Scientifique
Affaires Culturelles et Recherche scientifique
  • Bureau des organisations culturelles et des Artistes
  • Bureau des Eglises, Ministères religieux et des ONGs
  • Bureau  des Organisations de Jeunesse, Sports et Loisirs
VIII Gouvernance  de l’Etat
  • Bureau du Personnel de la Fonction publique
  • Bureau de Gestion des Entités Décentralisées
Affaires Politiques
  • Bureau permanent pour l’organisation des élections
  • Bureau de la Communication et des médias
  • Bureau des Elections et des Organes de Représentation du Peuple
IX Relations Extérieures
  • Bureau des Affaires Etrangères
  • Bureau de la coopération économique
  • Bureau de la coopération institutionnelle
  • Bureau de la Diaspora
X Armée et Défense Nationale
  • Etat-major des Forces armées Est-Africaines
  • Bureau du Conseil Nationale de Sécurité
XI Affaires Intérieures
  • Agence Nationale de Sécurité Intérieure
  • Bureau des  Polices locales
5. Premier objectif majeur : l’organisation politique à base

Comme république unitaire, la République du Lumumba  serait un Etat fortement décentralisée  sous forme des 94  districts autonomes.

La hiérarchie administrative pourrait être la suivante :

  • District autonome : autonomie politique
      • Canton : coordination et supervision des activités des communes
          • Municipalité : déconcentration
            • Cellules : Encadrement des populations

a.      District

Le District autonome  aurait son propre gouvernement local (dont les membres seraient appelés des Conseillers Exécutifs, à la tête des Départements). Chaque district élirait son gouverneur. Elle aurait des compétences nettement distinctes de celles du Gouvernement central. La Défense Nationale et les Affaires Etrangères seraient des domaines exclusifs du Gouvernement central mais le Gouvernement Local aurait sa propre police.

b.      Villes importantes

Les  grandes ‘‘villes’’ de 5 millions d’habitants et au-delà seraient des entités à  statut spécial de gestion importantes en tant Villes-Districts.  Une grande ville pourrait obtenir un soutien direct du Gouvernement central en termes d’appui budgétaire et d’assistance technique. Les divisions administratives actuelles des grandes villes seraient des ‘‘Cantons urbains’’, subdivisés à  leur tour en ‘‘Municipalités’’.

c.       Canton   (ayant une importante superficie rurale)  

Le Canton  serait une instance de coordination des activités des différents départements exécutifs sur terrain. Les responsables des Cantons seraient directement redevables au Gouverneur de District  en termes de supervision des activités des communes. Un Canton correspondrait aux collectivités rurales en RDC, districts actuels en Tanzanie, au Rwanda,  en Ouganda, au Soudan du Sud, au Kenya  et aux provinces au Burundi.

d.      Municipalité

La municipalité serait un ensemble de cellules sous la direction politique d’un maire. Chaque Département exécutif du Gouvernement local devrait fournir un appui aux municipalités par ses services sur le terrain. Le maire d’une municipalité serait élu par les représentants des cellules composant cette dernière.

Durant les premières années de la Transition, ces responsables seraient désignés par le Conseil Présidentiel de Transition sur proposition du Premier-Ministre de Transition. Durant la seconde moitie de la Transition, les élections locales seraient organisées de la manière suivante :

• Les gens élisent directement les Conseils de cellules (urbains et ruraux);

• Les Conseils de cellules devraient voter leurs délégués aux Conseils Municipaux (ruraux ou urbains);

• Les Conseils Municipaux doivent élire ou désigner leurs délégués pour siéger aux assemblées locales au niveau du district sur ​​la base de demandes individuelles ou une forme spécifique de cooptation.

• Le nombre de membres d’une Assemblée Locale dépendra de la taille de la population du du District. Ils seraient appelés” Conseillers Législatifs”.

• Le Gouverneur District  serait élu au suffrage universel direct et secret.

• Les Maires seraient élus par les Conseils des Cellules en Chambre élective organisée à  cet effet.

La structure du Gouvernement Local serait identique et de la manière suivante :

Gouverneurs  de district (Tous les 5 ans) Catégorie administrative (permanente)
Services autonomes de coopération
10 Départements Subdivision1 (District) Subdivision2(Canton) Subdivision 3(commune)
Économie et des Petites et Moyennes Entreprises Coordination Locale Services communaux Bureau  Cellulaire
Condition sociale et  Communication Coordination Locale Services communaux Bureau  Cellulaire
Planification, Budget des Finances. Coordination Locale Services communaux Bureau  Cellulaire
Sécurité et Police Coordination Locale Services communaux Bureau  Cellulaire
Santé et de l’Environnement. Coordination Locale Services communaux Bureau  Cellulaire
Infrastructures  et de l’Energie Coordination Locale Services communaux Bureau  Cellulaire
Education, la Culture et des Sports Coordination Locale Services communaux Bureau  Cellulaire
Agriculture et  Métiers populaires Coordination Locale Services communaux Bureau  Cellulaire
Justice et Droits Humains Coordination Locale Services communaux Bureau  Cellulaire
Administration  publique Coordination Locale Services communaux Bureau  Cellulaire
6. Deuxième objectif majeur : l’organisation économique de base

L’appui à  la création d’entreprises par les Lumumbiens dans le domaine de la production, aux   innovations technologiques et à  l’efficience  institutions publiques et privées – devrait être le principe de base de l’économie lumumbienne. Dans cette perspective, la lutte contre la corruption serait une véritable religion nationale.

Pour initier et réaliser un tel processus de développement durable, nous devrions avoir :

• Une seule monnaie (PESA) et une seule Banque centrale (Banque Centrale Lumumbienne) .

• Des Conseils Monétaires Locales (contrôle local de l’offre monétaire et participation à la politique monétaire nationale)

• Une seule Agence des Recettes Publiques (percevoir toutes taxes et les repartir en raison de 40 % pour les districts, 50 % pour le Gouvernement central et 10 % pour le Fonds de péréquation) .

• Toutes les anciennes entreprises publiques devraient être fusionnées (secteur par secteur) et – plus ou moins – ouvertes à l’investissement privé. Les grandes entreprises privées des domaines stratégiques (compagnies pétrolières, compagnies aériennes et compagnies maritimes, sociétés minières) devraient signer des accords avec le gouvernement central pour mettre en place des entreprises mixtes, accords leur assignant des tâches spécifiques pour le développement local là où elles opèreraient.

• Des critères spécifiques devraient être utilisés (niveau de capital, importance stratégique du secteur) pour distinguer les grandes entreprises des petites et moyennes entreprises opérant sur ​​une base locale.

7.Troisième  objectif  majeur : l’organisation des Cours et Tribunaux
Matière Au niveau local(Premier degré) Au niveau local(Deuxième degré) Au niveau provincial(Troisième degré) Au niveau national (Dernier ressort)
Pénal Cour Communale - Cour  de district Cour de Cassation (Haute Cour)
Civil Cour Communale Cour de Canton -
Militaire Cour de Garnison - Cour d’ordre Militaire
Administratif Cour Communale - Cour Administrative du District Cour Administrative d’Etat
Politique - Cour de Canton Cour Constitutionnelle
Synthèse La Cour Suprême

Comme indiqué dans le tableau ci-dessus, il y aurait trois niveaux (maximum) pour un appel dans le système judiciaire lumumbien.

La Cour suprême serait divisée en trois chambres et ses juges devraient être nommés – pour la vie par le Sénat:

  • 15 juges proposés par le chef de l’Etat.
  • 15 juges proposés par le président de l’Assemblée nationale
  • 15 juges proposés par le président du Sénat.

Les 45 juges de la Cour suprême doivent élire leur président, un vice-président pour chaque chambre et se subdiviser en ses différentes chambres (Cour Administrative de l’Etat, la Cour de cassation et de la Cour constitutionnelle). Le fonctionnement des cours serait appuyé par le Gouvernement central à travers un Bureau d’appui aux institutions judiciaires. Les 45 juges pourront  se réunir en Cours Suprême pour certaines matières expressément prévues par la Constitution.

Durant la Transition, les juges de la Cour Suprême seraient nommés par le Conseil Présidentiel  en attendant les élections générales à  la fin de cette Transition.

8. Quatrième objectif majeur : l’organisation de l’armée et des services de sécurité

L’armée doit être un signe tangible de la nouvelle république.

Au cours de la période de transition, les objectifs de la réforme du secteur de la défense et de la sécurité seraient :

  • De recruter au moins 400 000 nouveaux soldats de tous les districts et les former dans le même esprit.
  • D’établir un commandement unifié pour les 7 anciennes armées, chacune d’elle étant considérées comme une armée ayant ses propres divisions bien définies. Ces armées devraient être envoyées hors de leurs zones habituelles de résidence (pays). Chacune de ces sept anciennes armées aurait un centre de recyclage en vertu de nouvelles règles de fonctionnement de la Nouvelle Armée Lumumbian (NAL) et un langage commun de commandement.
  • De démobiliser une partie de chacune ancienne armée en la versant soit dans le corps des anciens combattants ou de la Réserve de l’Armée et d’orienter une partie vers les polices locales.

L’organe suprême de la sécurité nationale serait le Conseil de Sécurité Nationale. Au cours de la période de Transition, sa fonction serait assumée par le Conseil présidentiel de la Transition, mais élargi au Premier ministre et aux hauts dirigeants de l’armée.

En collaboration avec le commandement unifié de la Nouvelle Armée Lumumbienne , le Conseil national de sécurité créerait une structure fonctionnelle des services de sécurité.

9. Cinquième objectif majeur : mise sur pieds d’une alliance diplomatique stratégique

On constate aujourd’hui sur terrain  la résurgence des ethnismes. En fait, les Etats postcoloniaux ne fonctionne pas comme un facteur d’intégration du fait d’un  pseudo-nationalisme  qui s’oppose une certaine  ‘‘souveraineté nationale’’  à la ‘’souveraineté des peuples’’   qui s’appréhenderait dans un espace panafricain, vaste et organisé, Le panafricanisme constitue de ce fait l’occasion pour nous-mêmes et par nous-mêmes de redéfinir à l’intérieur de l’Afrique unie de nouvelles provinces qui permettent aux leaders de ces provinces de répondre concrètement aux préoccupations des populations.

Le  développement économique doit nettement apparaître  comme la substance de l’union africaine recherchée. Mais, pour pouvoir amorcer durablement ce développement, il faut nécessairement une démarche politique préalable. Il y a lieu de dissocier la finalité de la démarche : l’intégration économique est le but visé de la démarche constructive de l’unité africaine qui est essentiellement politique. Pour l’Europe, le Traite de Rome a constitué cette démarche politique préalable. C’est cette démarche politique qui a donné naissance à l’économie européenne d’aujourd’hui.

Quant à nous Africains, il nous faut une voie politique spécifique : en l’Afrique, il n’existe pas encore de véritables économies nationales. Ce sont ces morceaux d’économies diverses qu’il faut assembler dans une dynamique nouvelle pour constituer la nouvelle économie africaine. Il faut plutôt s’appuyer sur des éléments culturels panafricains de nature à faciliter d’abord l’intégration politique,  ensuite l’intégration économique  et enfin le progrès social.

En politique internationale, il est impossible de naviguer avec assurance sans une doctrine stratégique majeure.

Vis-à-vis de l’Occident, il est impérieux de lier la coopération avec lui en signant un pacte d’amitié durable, claire  et mutuellement avantageux  dans la perspective aussi redessiner  à l’intérieur de l’Afrique  une configuration non  coloniale des Etats.  Il ne s’agit pas seulement d’unir les Etats mais aussi  de redéfinir à l’intérieur de l’Afrique de nouvelles entités locales  qui serait proches des préoccupations concrètes des populations.  C’est dans ce cadre que l’on peut aisément envisager une coopération librement privilégiée  et véritablement fondée non seulement sur  des valeurs démocratiques (dialogue, débats et compromis, pouvoir civil  à la tête d’une Administration étatique et séparation des pouvoirs, système judiciaire indépendant) mais aussi sur le poids de  l’histoire (diaspora africaine, compénétration des structures économiques, références culturelles communes).

10. Les valeurs de base de la nouvelle République du Lumumba

Les valeurs de” liberté”,” justice” et” progrès” doivent être le fondement de la nouvelle République de Lumumba. Ils sont absolument inutiles si elles ne sont pas réellement perçues à travers leurs relations, comme le montre les intersections de la figure ci-dessous.

 lOBO

L’innovation est un produit de l’exercice du génie individuel (liberté) au service de sa communauté. Le gouvernement central doit construire un système économique endogène permettant aux particuliers de transformer leurs talents personnels en innovations et en constante évolution.

Le développement est un vaste mouvement d’innovations endogènes ou contributions extérieures incubées et de transformation efficace des structures de la société. Les gouvernements locaux doivent contribuer au développement par le renforcement des capacités individuelles  à l’intérieur d’un système social unique.

Le rôle des élections est d’aider les individus à choisir leurs dirigeants politiques à intervalles fixes ou variables selon parfois plus de libertés individuelles, parfois pour la justice pour tous. La démocratie est une oscillation entre le soutien aux initiatives individuelles en application du principe de la liberté individuelle et la nécessité de l’équité dans l’application du principe de la justice pour tous. Le pouvoir judiciaire et les institutions représentantes des citoyens doivent être les piliers d’un système politique démocratique permettant aux gens de participer en permanence à  la définition de leur destin collectif et les individus à innover aux niveaux technique et organisationnel.

Le cœur des valeurs politiques modernes demeure la sécurité des personnes et des biens. Pris ensemble, les institutions politiques doivent agir comme une unité au service de la sécurité collective. La sécurité est avant tout le sentiment de ne pas être menacé. Les discours de haine, de harcèlement social, d’exclusion sectaire …sont parmi les menaces contre lesquels une organisation de sécurité doit se battre pour assurer la tranquillité des personnes. L’organisation de la ”sécurité” ne doit pas être réduite à ses services opérationnels

11. Majeure condition politique : un climat de confiance entre leaders régionaux

L’étape de la Conférence Souveraine Panafricaine est cruciale pour la proposition ci-dessus. Il devrait y avoir une volonté  des dirigeants politiques actuels pour construire une nouvelle république comme un État de 94 districts vraiment autonomes avec les gouvernements locaux. Le nouvel Etat devrait agir comme une pompe d’aspiration des recettes publiques et comme une structure de redistribution de ces fonds au gouvernement central (50%) et aux collectivités locales (40% pour les budgets locaux et 10% pour le Fonds de péréquation).

Des réunions préparatoires entre les dirigeants régionaux pour une Conférence Panafricaine Souveraine pourraient être considérées comme voie de sortie durable des crises dans la Région des Grands Lacs.

Jean Munyampenda

 ANNEXE: DISTRICTS AUTONOMES DE LA REPUBLIQUE DU LUMUMBA

 

8 districts du Kenya
CENTRAL  KENYA EASTERN KENYA NORTH EASTERN  KENYA RIFT VALLEY
COAST of  KENYA NAIROBI NYANZA WESTERN  KENYA

 

Kenya

4 Régions de l’Ouganda
NORTH-UGANDA WESTERN-UGANDA CENTRAL UGANDA EASERN UGANDA

Uganda

 

11 Districts  du  Soudan du Sud
LAKES WESTER  EQUATORIA EASTER  EQUATORIA CENTRAL EQUATORIA
Northern Bahr el Ghazal Western Bahr el Ghazal UNITY WARRAP
ABYEI UPPER   NILE JONGLEI

SSOudan

Rwanda-Burundi

23 Districts  de la   Tanzanie
Mara Mwanza Kagera Kigoma
Sinyanga IrInga Dodoma Manyara
Pemba Arusha Kilimanjaro Rukwa
Singida Mbeya Tabora Rwema
Pawni Lindi Mtwara Zanzibar
Morogoro Dar es Salaam

 TZ

 

On pourrait considerer plus ou moins 47 districts  formes en  RDC a partir des dioceses catholiques
Kinshasa Bokungu Uvira Isiro Kananga
Lukaya Molegbe Kindu Kisangani Mbuji-Mayi
Cataractes - Bukavu Kipushi Kabinda
Bas-fleuve Popokabaka Butembo Kamina Luebo
Mbandaka Idiofa Goma Kolwezi Tshiumbe
Basankusu Kenge Kasongo Lubumbashi Luiza
Inongo Kikwit Bondo Kalemie Kole
Lisala Isangi Buta Kongolo Mweka
Lolo Wamba Dungu Manono Mahagi
Budjala - Bunia Kasenga -

 

carte-des-dioceses2

 

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