PERSPECTIVE AFRICAINE : LA REPUBLIQUE DU LUMUMBA

Aujourd’hui, les exigences de la mondialisation militent en faveur de la  la formation des grands Etats en Afrique pour pouvoir tenir ensemble devant une nouvelle forme de précarité, celle qu’implique la disparition des mécanismes étatiques internes de régulation et ce, pour protéger les populations des pillages de ressources contre certaines organisations maffieuses privées, nationales et internationales. Voici un autre noyau possible du renouveau africain.

1 . Objectifs panafricanistes au concret

Notre vision est la constitution d’un noyau politique pour la République du Lumumba : la formation d’un Etat panafricain inédit constitué de l’ex-Afrique belge – le Burundi, le Congo-Kinshasa et le Rwanda – et de l’ex-Afrique lusophone d’Afrique centrale, à savoir l’Angola.

L’objectif ultime serait la fusion politique des Etats de l’Afrique centrale, australe et orientale.

Les 4 Etats postcoloniaux ci-dessus pourraient se réunir en Conférence Panafricaine Souveraine pour constituer ce nouvel  Etat panafricain.   Il s’appellerait «République du Lumumba» (ou tout simplement Lumumba), avec comme capital politique, la ville de Lubumbashi.

Carte 1: Les 15 Provinces du Lumumba

Carte Lumumba 2Lumumba serait un pays de 3.635.900 km2 bordé à l’Ouest par l’océan Atlantique et le Congo, à l’Est par la Tanzanie et  l’Ouganda, au Sud  la Zambie et la Namibie et au Nord par le Soudan et la République Centrafricaine.

Lumumba serait légèrement plus large que l’Inde actuelle et serait le septième Etat au monde par sa superficie, après la Russie, la Chine, les Etats-Unis, le Canada, l’Australie, le Brésil  mais avant l’Inde et l’Argentine.

Lumumba  aurait une population d’environ 125.000.000 habitants en 2016 et plus ou moins 900 ethnies et/ou tribus. Ses richesses seraient incommensurables et variées et ses potentialités de développement immenses pour subvenir aux besoins de tous les lumumbiens : pétrole, uranium, gaz, énergie hydraulique, charbon, diamant, bois, cuivre, cobalt, café, thé, cacao, coton, produits vivriers de toutes saisons, produits d’élevage de toutes catégories, etc.

La République du Lumumba serait une république unitaire et fortement décentralisée.

Il s’agit en fait là des 4 pays qui n’ont pas été colonisés ni par la France ni par l’Angleterre et qui peuvent se constituer en noyau fédérateur et de jonction entre les Etats actuels d’Afrique centrale, australe et orientale.

Le choix ces 4 Etats postcoloniaux  est ici surtout justifié par  une nécessité actuelle du dépassement de la logique colonialiste toujours et encore en destruction continue de nos peuples. Et ceci constitue une opportunité extraordinaire de construction de nouvelles institutions autonomes en vue à la fois de consolider effectivement l’unité africaine,  de tordre le coup à la pauvreté généralisée et de bâtir un espace d’autonomie collective africaine palpable.

Il faut tenir compte du fait que les liens d’Angola avec  le Portugal, du Congo-Kinshasa, du Burundi et du Rwanda avec la Belgique – leurs anciennes métropoles sont aujourd’hui assez lâches au point de vue de l’économie, voire de  la culture,  contrairement aux ex-colonies françaises et anglaises, difficile à fédérer de manière autonome. Il faut rapidement éviter que d’autres liens impériaux ne viennent récupérer ces pays en les mettant durablement sous la coupe des puissances mondiales privées ou publiques.

Les Etats postcoloniaux ci-dessus ont connu des guerres qui les ont obligés à bâtir des institutions politiques plus ou moins dégagées des liens néocoloniaux persistants. Les élites et décideurs politiques dans ces quatre Etats pourraient aisément être disposés pour la convocation d’une Conférence Panafricaine Souveraine et …pour échapper au contrôle néocolonialiste par idéal et audace.

Par ailleurs, le phénomène «de citoyenneté transfrontalière» des gens  est massif entre d’une part le Congo-Kinshasa et l’Angola et d’autre part entre le Congo-Kinshasa et les autres Etats de l’ex-Afrique belge (Rwanda et Burundi).

Mais, il existe des particularités pour chaque pays ici visés :

  • L’idée de la République du Lumumba  a une dimension spécifique pour le Congo-Kinshasa: elle indique que la perspective d’unité panafricaine lui permettra de rompre  d’avec une élite cupide et irresponsable et de renouveler sa classe politique pour en faire un groupe d’hommes et de femmes au service du progrès de populations du Congo-Kinshasa actuel, à l’intérieur de provinces inédites de la nouvelle République du Lumumba.
  • L’idée de la République du Lumumba  a une portée révolutionnaire pour le Rwanda et le Burundi : elle signifie que l’unité panafricaine leur permettra  de briser un enfermement idéologique  aux dimensions sectaires et ethniques  persistantes et donner aux hommes et aux femmes, et en particulier à la jeunesse, des perspectives certaines et durables de progrès économiques sans entraves politiques funestes.
  • L’idée de la République du Lumumba  est une opportunité exceptionnelle pour l’Angola : elle suggère que l’unité panafricaine  permettra  une reproduction sociale élargie  d’une classe dirigeante qui a toujours voulu transcender les questions ethniques  – sans jamais les éradiquer- et ce, en mettant davantage en avant la dimension, politique et idéologique, de la lutte  pour le développement socio-économique.

L’idée essentielle est de créer un noyau fédérateur qui permettra à l’Afrique  d’agglomérer  peu à peu les beaucoup d’autres Etats issus de la colonisation en un Etat,  unitaire et  fortement décentralisé, pour toute l’Afrique Centrale, Australe et Orientale. Il faut donc pouvoir asseoir au sein du nouvel espace panafricain des entités politico-administratives significatives qui puissent rester fonctionnelles dans le cas d’un élargissement vers les États-Unis d’Afrique !

Ainsi, les autres Etats postcoloniaux actuels pourraient – plus tard – s’y adjoindre à l’aide des provinces déconcentrées inédites issues de ces Etats au terme des conférences nationales souveraines et spécifiques à cet effet.  Pour chaque Etat additionnel, Il lui suffirait de designer les nouvelles provinces  déconcentrées et  de nouveaux Districts  décentralisés issus de  cet ex-Etat colonial en question  pour rejoindre le Gouvernement central de la République du Lumumba.

Si le pays est déjà de dimension modeste, le pays deviendrait un district autonome ou une province déconcentrée et ses dirigeants rejoindraient le Gouvernement Lumumbien.

2. Lumumba  en districts autonomes et provinces

 A.    Le principe de base de la configuration

La doctrine unioniste viserait un regroupement des Etats postcoloniaux susmentionnés et leur fusion en un Etat panafricain tout en développant dans leur union de nouvelles collectivités politiques particulières sous forme de provinces déconcentrées et des districts autonomes.

La dialectique objective réside en  cette immensité :

  •  D’un coté, le Lumumba doit être fortement décentralisé au sens géographique et au sens de diversité ethnique. Il faut doter les entités décentralisées des pouvoirs suffisants être politiquement et culturellement gérables.  Si dans le concept de « fortement décentralisé », si l’on n’introduit pas le caractère de la modestie géographique  des entités à décentraliser, la notion même de décentralisation serait vidée de son contenu.
  • De l’autre coté, l’argument budgétaire reviendra incessamment soit parce que les provinces auront inévitablement des difficultés à financer leurs activités soit parce que la différence de niveaux de développement et surtout  de niveaux des recettes publiques induiront des jalousies et des arrogances.

Le caractère stratégique de notre  proposition réside en que ce sont les districts qui seraient des entités décentralisées (avec personnalités civiles)  alors que les provinces, elles, seraient des entités déconcentrées de l’Etat pour assurer la liaison directe le Gouvernement central et les districts décentralisés.

Les budgets des districts autonomes seraient intégrés dans les budgets des provinces déconcentrées, classées en rubriques ‘‘ressources allouées par l’Etat aux districts’’ et ‘‘ ressources propres des districts autonomes ’’ et en ‘‘dépenses d’investissement’’ et ‘‘dépenses de fonctionnement’’.

On pourrait ainsi suivre le ratio ‘‘ressources allouées par l’Etat aux districts’’ ou le ratio  ‘‘ ressources propres des districts autonomes ’’ sur  les ‘‘dépenses d’investissement’’ pour mesurer les efforts des uns et des autres.     

Les villes et les cités seraient alors des entités urbaines à statut spécial de gestion dans les districts autonomes.

Les responsables politiques des districts devraient se conduire en véritables « chefs d’États locaux» ayant un appui du Gouvernement national et des Agences gouvernementales nationales via les provinces déconcentrées. La crainte relative à la gestion difficile de grands États multiethnique seraient ainsi évacuée et on pourrait songer à une démarche panafricaniste sans appréhension.

 B.     Les provinces et districts issus de l’Angola actuel

On transformerait les 18 provinces actuelles en districts autonomes (décentralisés) au dessus desquelles on formerait quatre nouvelles provinces déconcentrées  de la manière suivante :

  • La province déconcentrée de Bengo comprendrait  les actuelles provinces suivantes : Zaïre, Uíge, Luanda, Malange et Bengo. Elles deviendraient de districts autonomes  de la province  de Bengo, du nom d’un fleuve locale.
  • La province déconcentrée de Katumbela  comprendrait  les actuelles provinces suivantes : Kwanza Sul, Kwanza Norte,  Benguela, Huambo et Bie. Elles deviendraient de districts autonomes de la province de Katumbela, du nom d’un fleuve local.
  • La province déconcentrée de Kunene comprendrait  les actuelles provinces suivantes : Huila, Kunene, Kuando-Kubango et Namibe. Elles deviendraient de districts décentralisés de la province  de Kunene, du nom d’un fleuve local.
  • La province déconcentrée de Zambèze comprendrait  les actuelles provinces suivantes : Moxico, Lunda Norte et Lunda-Sul. Elles deviendraient de districts autonomes de la province  de Zambèze, du nom d’un fleuve local.

Une chose est certaine, les nouvelles provinces déconcentrées se chevaucheraient plus ou moins avec les réalités linguistiques.

Carte 2

 angola saveNomenclature distrcts angolais

C. Provinces et districts issus du Congo-Kinshasa actuels

Le Congo est un vaste territoire de 2.345.409 Km2.

Le critère sociologique et  politique le plus significatif semble être le découpage du Congo en circonscriptions équivalentes aux diocèses de l’Eglise catholique romaine Ce sont ces diocèses qui seraient rebaptisés ‘‘districts’’ a  décentraliser. Ils seraient ensuite regroupés en provinces déconcentrées  en fonction des réalités économiques et sociolinguistiques. Par rapport à la province déconcentrée, le district serait une entité  administrativement décentralisée bien que sous la direction politique de la province en question.

Le Congo-Kinshasa  fournirait au Lumumba 48 districts regroupés en 11 provinces déconcentrées sur base des critères socio-linguinstiques et culturelles.

 Carte 3 : Districts lumumbiens issus du Congo-Kinshasa

Nouvelles provinces du Congo-Kinshasa

Legende

Note: Les provinces de Ndombe (Bandundu-Sud) et de Kinshasa seraient fusionnées en Province de Malebo soit 11 provinces lumumbiennes issues du Congo-Kinshasa.

AP2

 D.  Intégration du Rwanda, du Burundi et du Cabinda

Le Rwanda et le Burundi entreraient dans la nouvelle province déconcentrée du Virunga (ou Birunga)  en tant districts autonomes alors que le Cabinda serait intégré dans l’inédite province d’Inga ci-dessous suggérée.

Carte 5 :Rwanda et Burundi  dans la Province du Virunga

Rwanda-BurundiNomenclature Rwanda et Burundi

Lumumba serait donc un Etat, unitaire et  fortement décentralisé, subdivisé en plusieurs districts autonomes  sous administration de 15 provinces déconcentrées et   68 districts autonomes, en plus de la capitale, la ville de  Lubumbashi.

Les districts devraient être ainsi des instances d’encadrement des populations au moyen  des gouvernements locaux. La province déconcentrée serait créée pour la supervision administrative d’Etat d’un nombre fixe des districts autonomes. Elle serait la cheville ouvrière de la politique centrale du développement économique.

En plus de la ville de Lubumbashi, il y aurait 15 provinces déconcentrées suivantes :

AP1

Note: La province de Tshopo devient ici Aruwimi et La Province de Malebo inclut celles de Kinshasa et de Ndombe dans Lumumba

3. Processus panafricaniste de l’union lumumbienne

Pour arriver à l’Union Lumumbienne, il faut organiser une Conférence Panafricaine Souveraine au terme de laquelle les Dirigeants politiques des Etats postcoloniaux  accepteraient de transférer  les souverainetés des Etats en question vers une nouvelle souveraineté, celle de la République du Lumumba.

La Transition au sein de la République du Lumumba  – pour organiser les Institutions définitives de la République -.se construirait en  12 ans de 4 étapes de 3 ans chacune et où chacun des 4 Présidents alors en vigueur serait – à tour de rôle – Président de l’Union Lumumbienne pour 3 ans (soit 12  ans).

Première Étape (3ans) :

 Formation d’un Conseil Présidentiel avec les 4 Présidents en vigueur.

  • Formation du Gouvernement Central de Transition
  • Formation d’un Parlement de Transition
  • Formation des provinces déconcentrées  et des districts décentralisés.

Deuxième Étape (3ans) :

  • Continuité avec le Conseil Présidentiel de 4 Présidents alors en vigueur
  • Élections législatives  et exécutives au niveau des districts décentralisés (Début de la 6ième année de transition)
  • Continuité  des  autres institutions de transition

 Troisième Étape (3 ans) :

  • Continuité avec le Conseil Présidentiel de 4 Présidents alors en vigueur
  • Continuité  des autres institutions de transition et parlements locaux élus
  • Élections législatives au niveau national (Fin de la 9ième année)

Quatrième Étape :

  • Continuité avec le Conseil Présidentiel de 4 Présidents alors en vigueur
  • Une nouvelle constitution de la République du Lumumba
  • Élections générales, locales, législatives et présidentielles (Fin de la 12ième  année)

En 12 ans de bonne gouvernance, les façons de penser et d’agir des élites politiques actuelles et des populations pourraient changer considérablement !

Le rôle des panafricanistes est de réconcilier les gens avec eux-mêmes et eux avec les autres, les accompagner durablement dans leur quête de liberté individuelle véritable et de dignité humaine, dans leur souci d’indépendance collective réelle et de créativité,  dans leur besoin de sécurité civile et sociale et dans leur désir de participation effective et démocratique dans la définition des objectifs et de moyens de leur existence matérielle  quotidienne.

Pour ce faire, une certaine démarche politique et diplomatique en termes d’organisations des conventions panafricanistes est indispensable. C’est aux intellectuels de se saisir de cette occasion pour montrer ce dont ils sont capables : la mobilisation des Africains   du Congo-Kinshasa, de l’Angola et du Rwanda et du Burundi  pour la République Unie du Lumumba, comme une première étape de l’unité d’Afrique centrale, australe et orientale.

Les Etats postcoloniaux disparaîtraient  pour laisser place à  des districts dotés des Gouvernements locaux.

Le Gouvernement central serait alors dirigé par un Premier-Ministre au nom d’un Conseil Présidentiel, réunissant les différents Chefs d’Etat en fonction dans les Etats-post coloniaux lors de l’Union formelle de ces Etats ! Il faut donc militer pour le maintien des districts de dimension de taille modeste. 

L’union formelle des Etats se ferait au travers d’une Conférence Panafricaine Souveraine

Etat post colonial  à  la Conférence Panafricaine Souveraine

Etat

Superficie

(Km2)

Nombres de ”districts”

(Provinces/pays/dioceses)

Superficie moyenne de ”district”

Populations estimées

Angola

1.246.700

18

69.261

20.000.000

Burundi

27.834

1

27.834

10.000.000

RDC

2.345.409

47

49.902

72.000.000

Rwanda

26.338

1

26.338

12.000.000

Total Lumumba

3.646.331

67

114.000.000

La notion de ”district” de représentation est ici sociologique car il s’agit ici des pays actuels (Rwanda et Burundi), des provinces actuelles (Angola) et des dioceses catholiques actuels(RDC).

Le développement économique et social est toujours présenté comme la substance de l’union africaine recherchée. Mais, pour pouvoir amorcer durablement ce développement, il faut nécessairement une démarche politique préalable. Il y a lieu de dissocier la finalité de la démarche : l’intégration économique est le but visé de la démarche constructive de l’unité africaine qui est essentiellement politique.

En l’Afrique, il n’existe pas encore de véritables économies nationales. En Afrique, ce sont des morceaux d’économies diverses qu’il faut assembler dans une dynamique nouvelle pour constituer la nouvelle économie africaine. Il faut plutôt s’appuyer sur des éléments culturels panafricains de nature à faciliter d’abord l’intégration politique,  ensuite l’intégration économique  et enfin le progrès social.

Les élites, partisanes du changement et de la  démocratie, devraient militer pour une conférence panafricaine souveraine, animée par des intellectuels africains qui vont créer quelque chose de nouveau. Il ne s’agirait de pousser les  chefs d’Etats et les forces politiques des différents Etats actuels  d’accéder  à  une conférence panafricaine souveraine  et à  signer un document  par lequel ils s’engageraient immédiatement  à redessiner  à l’intérieur de l’Afrique  une configuration non  coloniale des Etats. Il s’agirait dans ce document, non pas d’une coalition politique des Etats – comme l’OUA ou l’UA – mais plutôt une suppression ceux -ci avec de nouvelles  des entités décentralisées internes dans le nouvel Etat panafricain. C’est aux intellectuels de se saisir de cette occasion pour montrer ce dont ils sont capables.       

La composition pourrait se faire Etat et par District en termes des  Délégués à  la Conférence  Panafricaine Souveraine :

  • Chaque District fournirait un nombre donné des Délégués à  la chambre basse pour rédiger le projet de  Constitution de la  République du Lumumba et les documents relatifs aux  différentes étapes de la transition  étalée  sur 12 ans.
  • Chaque Etat fournirait 50 officiels pour former la chambre haute chargée d’amender les documents relatifs à la transition.

En plénière, les Délégués proclameraient la Souveraineté de la Conférence Panafricaine et valideraient les mandats.

La composition des délégués par Etat à la Conférence Panafricaine Souveraine serait la suivante :

Les Délégués  à la Conférence Panafricaine Souveraine

Etat postcolonial

Dirigeants de l’Etat

Délégués de la société civile par ‘District’

Délégués des Gouvernements locaux

Total par pays

Angola

50

289

             471

810

Burundi

50

359

               20

429

RDC

50

1443

          1.291

2784

Rwanda

50

456

                -

506

Total Lumumba

200

2547

1782

4529

Le calcul du nombre des délégués en trois étapes :

a. Le nombre des Délégués de la Société civile par District dans un Etat  serait fixé par la formule suivante (2012) :

Populations estimées

Nombre des districts d’un Etat X Superficie moyenne des districts

 Les Délégués  de la société civile et par District et par Etat

Etat postcolonial

Nombre de districts (1)

Superficie moyenne de district (2)

Populations estimées (3)

Délégués de la société civile par District

(4)=(3)/[(1) X(2)]

Délégués de la société civile par Etat

(5)=(4) x (1)

Angola

18

69.261

20.000.000

16

289

Burundi

1

27.834

10.000.000

359

359

RDC

47

49.902

72.000.000

31

1443

Rwanda

1

26.338

12.000.000

456

456

Total Lumumba

67

 

114.000.000

2547

 

Le calcul du nombre des délégués en trois étapes :

 b. Le nombre des Délégués des Gouvernements locaux  par District dans un Etat  serait fixé par la formule suivante :

[Coefficient multiplicateur de dimension en termes de superficie moyenne] x [Délégués  de la société civile des districts  par Etat]

 La – plus petite superficie moyenne de district – celle du Rwanda- sert de référence pour déterminer une dimension relative des autres superficies moyennes dans les Etats et cette dimension relative devient ainsi le coefficient multiplicateur applicable sur les délégués  de la société civile du district pour trouver les délégués des gouvernements locaux  par Etat.

Chaque Etat devrait trouver la formule appropriée pour ‘‘distribuer’’ ces délégués des gouvernements locaux entre districts.

Les Délégués  des Gouvernements locaux  par Etat

(Base  du coefficient: Rwanda, la superficie moyenne la plus modeste) 

Etat postcolonial

Superficie moyenne de district (1)

Coefficient multiplicateur de dimension

(2) =(1)/26.338

Société civile des districts

(3)

Gouvernements locaux

(2) x (3)-(3)

Angola

69.261

2,622969853

289

471

Burundi

27834

1,0568006

359

20

RDC

49.902

1,89467689

1443

1291

Rwanda

26388

1

456

0

Total

3646331

2547

1782

c.  Le nombre des Délégués par Etat  serait fixé par la manière ci-après :

Les Délégués  par Etat  

Etat postcolonial

Les dirigeants officiels de l’Etat [forfait]

(1)

Délégués  de la société civile des ‘districts’  par Etat

(2)

Délégués des Gouvernements locaux

(3)

Total

[(1) +(2) + (3)]

Angola

50

289

             471

810

Burundi

50

359

               20

429

RDC

50

1443

          1.291

2784

Rwanda

50

456

-

506

Lumumba

200

2.547

         1.782

4529

La période de transition pour la construction de la République du Lumumba   serait de 12  années. Elle débuterait  solennellement  à  la clôture de la Conférence Panafricaine Souveraine. (transition, gouvernement d’union nationale, régime de compromis historique, …) devrait s’arrêter automatiquement avec la disparition de ces Etats !

La Constitution adoptée à la Conférence Panafricaine Souveraine serait l’étape finale  indiquant – à  travers ses successives lois de transition – la feuille de route de l’édification de la nouvelle République du Lumumba. Ainsi, à chaque étape de la transition correspondrait  une loi de transition élaborée lors de la Conférence Panafricaine Souveraine.

Mais d’autres voies d’unification politique des  Etats ci-dessus sont possibles. Il faut toujours les scruter!

Jean Munyampenda

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