RDC : Le triomphe du libéralisme maffieux

En RDC, le vrai changement passera par une mutation profonde de la structure socio-économique  au moyen d’une nouvelle organisation collective de l’ensemble congolais. Le système politico-économique en place incite les gens à croire au capitalisme national mais – en fait – personne n’y pense sérieusement ! Sans assistance gouvernementale, les PMI tenues par les Congolais ne font qu’exporter des matières brutes avec une très faible valeur-ajoutée et les PME du marché intérieur ne fonctionnent qu’au bout des chaînes de production avec des matières importées à  des coûts exorbitants. Il n’existe pas en RDC une véritable gouvernance économique digne de ce nom.

Le taux de croissance économique était au zénith avec environ 9%  en 2014  et – en moyenne –  de 7%  de 2009 à 2013  mais les populations au dessous du seuil de pauvreté continuent de se chiffrer à 95, 5% du total des Congolais. Les ‘‘scandales’’  de corruption se sont multipliés avec les affaires telles que celles symptomatiques dites ‘‘Affaire Dan Gentler’’, ‘‘‘Affaire Kitebi’’  et  ’‘‘Affaire Forrest’’. Et le pays de se situer  - sur 187 pays – au 154ième rang pour la corruption (Index de corruption  de Transparency) et au 186ième rang en matière de développement humain (Rapport PNUD 2014).

Pour les hommes d’affaires étrangers, la RDC-, c’est avant tout une situation envisageable des juteux contrats. Chaque fois, le ‘‘Top Management’’ du régime politique actuel semble leur dire : ‘‘augmentez la production selon vos propres lignes de pensée et payez-moi un tribut’’!

On en arrive à  cette contradiction : d’une part, la production des minerais a atteint des records jamais égalés avec 1.000.000 tonnes de cuivre (contre environ 600.000 T aux plus beaux temps du mobutisme) et d’autre part, le Budget national est toujours dérisoire avec un peu moins que 9 milliards USD pour 70 millions d’habitants aux immenses besoins sociaux et un immense pays de 2.345.000 Km2 en retard d’élémentaire organisation sociale de protection citoyenne, d’infrastructures et d’équipements collectifs (publics et privés) !

Du coup, une grosse suspicion pèse sur tous ‘‘projets’’ du pouvoir en place.  Par exemple, la Ferme-pilote envisagée  à Bokanga Lonzo – avec pourtant des intentions louables sur un site de 80.000 Ha entre les rivières Kwango et Lonzo, en territoire de Kenge, district de Kwango, dans la province du Bandundu, à 220 Km de Kinshasa –  suscite plutôt des appréhensions au niveau des attentes socio-économiques des populations et l’on regrette que l’on n’ait pas eu plutôt à distribuer les ressources mobilisées aux agricultures locaux, préalablement  réorganisés en paysannat  moderne.

Ailleurs, dans le reste du pays, on ne signale point un quelconque chantier agricole d’envergure comme si seuls le Katanga- producteur du cuivre, avec 8 millions d’habitants-  et la ville de Kinshasa et son hinterland – important centre de consommation, avec ses 12 millions d’habitants – étaient concernés par le développement économique en RDC.  Le reste des habitants – soit environ 50 millions des personnes – constitue ‘‘quasiment’’ le groupe des oubliés d’une  ‘‘modernité’’ activement proclamée ; ce que ces ‘‘50 millions des Congolais oubliés’’ ne font pas en fait partie du rêve de l’émergence pompeusement annoncée pour les 15 prochaines années !

Certains des ‘‘oubliés de la république’’ se ‘‘débrouillent’’ autour des mines artisanales et font prospérer des villes et des villages à la manière du Far West américain du 17-19 siècles c’est-à-dire dans un indescriptible désordre social et moral généré par une multitude des réseaux informels - et souvent  – avec l’assistance des milices armées privées en connexion avec quelques officiels de l’Etat et firmes étrangères !  Et ceux des élites locales qui tentent d’utiliser politiquement ces groupes armés pour un dessein de quelconque changement sont vite repérés et neutralisés, voire liquidés soit par les miliciens qui exploitent les mines soit les dirigeants politiques officiels et entreprises impliquées dans les réseaux de distribution des produits artisanaux ou par les deux à la fois !

Il n’est donc pas étonnant que – d’une part – les villages congolais puissent continuer à  se vider de ses jeunes hommes et de ses jeunes femmes, faisant du milieu rural un endroit maudit et  économiquement onéreux de construire des infrastructures collectives et – d’autre part – les villes congolaises se gonflent démographiquement – par croissance naturelle et par exode rural  – des gens pour lesquels le coût des infrastructures collectives devient toujours  - et de plus en plus – exorbitant pour les dérisoires 9 milliards du budget de l’Etat dont finalement plus de 70% des dépenses servent au fonctionnement des institutions nationales, depuis longtemps inopérantes.

Pris socialement à la gorge, le système politico-économique en place  incite pourtant ‘‘malicieusement’’ les gens à croire au capitalisme national mais – en fait – personne n’y pense sérieusement ! Aujourd’hui, ceux qui rêvent du capitalisme national ne peuvent qu’être – ensemble – un simple groupe-courroie de transmission pour entrepreneurs étrangers. Les ressources des principaux dirigeants politiques du pays – glanées dans le sillage du pouvoir politique – sont placées dans des paradis fiscaux du monde, non sans avoir prélevé une partie pour un entretien local de luxe et une autre partie pour la reproduction sociale du système …au nom de la solidarité ethno-communautaire ou/et de l’idéologie sociale du groupe politique !

Les PMI/PME locales sont aujourd’hui directement tenues par des sujets libanais, indiens, européens et chinois: les produits de consommation qui viennent de l’étranger ou qui sont faussement étiquetés d’importation sont directement  mis en vente au travers un commerce organisé – de haut en bas,  du commerce de gros jusqu’aux commerces de détail – à la manière féodale- par des sujets étrangers, selon chacun les coutumes des anciennes féodalités européennes, indiennes ou chinoises.

Les diverses chaînes de distribution ainsi bâties permettent une ponction directe des encaisses (cash-flows) qui sont – systématiquement et  journellement  – transférées à l’extérieur du pays en devises américaines du fait de la dollarisation aigue de l’économie congolaise. Au passage, chaque chaîne entretient – par corruption régulière – des dirigeants politiques congolais dont – chacun à son tour- entretient une kyrielle des ‘‘techniciens’’ au sein des administrations publiques locales (fisc, banque centrale, institutions de régulation nationales) pour ‘‘surveiller’’ – comme des sangsues - ces commerces étrangers .

La prébende sur ces ‘‘féodalités commerciales étrangères ’’ est évidemment prise en compte par les commerçants étrangers installés en RDC dans leurs prix ‘administrés’’ aux consommateurs congolais. La protection ‘‘infrastructurale’’ de ces ‘‘féodalités commerciales étrangères’’ tend à accoucher  - à son tour – d’une ‘‘superstructurale’’ prébende  en forme des ‘‘féodalités politiques’’, à  caractère – souvent – sectaire, ethnique et discret. De facto, les populations sont profondément – et chaque jour davantage – dépouillées de leurs possibilités de production et de distribution des biens et des services au niveau local !

Si l’on assume pour 2015 – sur le dollar - un taux extérieur d’inflation (USA) de 4% et un taux interne d’inflation de 3,5%, le taux réel d’inflation pour la masse des consommateurs congolais sera d’environ  14% (4 x 3,5%) en termes d’augmentation annuelle réelle du prix payé du fait des diverses pressions politico-commerciales féodales sur les populations congolaises. Une étude sérieuse devrait être menée sur la question de la dollarisation aigue de l’économie congolaise qui cacherait une inflation plus prononcée que celle – officielle – aujourd’hui  fièrement prévue par le Gouvernement dans le Budget de l’année prochaine.

Les manufactures locales typiquement congolaises – depuis les pillages mobutistes des années 1991-1992 – ont de la peine à  redémarrer. Lorsque le Congolais parvient à mettre sur pied une PMI, c’est tout juste pour exporter des matières brutes avec une très faible valeur-ajoutée et à un prix largement en dessous de ceux du marché international du fait de l’absence des appuis gouvernementaux internes ou des informations locales en vue de la nécessaire transparence. Lorsqu’ils  montent des PME de marché intérieur, ce sont souvent des entreprises fonctionnant  au bout de quelques chaînes de production avec des matières importées à  des coûts exorbitants dus aux diverses tracasseries administratives et fiscales et aux nombreuses surfacturations en l’absence d’un suivi national des importations.

On peut se demander si les Congolais peuvent rester longtemps privés de leur droit fondamental de formuler et de concrétiser leurs initiatives dans le domaine économique et social  au moyen des canaux féodaux de distribution ci-dessus décrits, surtout  si ces  canaux féodaux tendent aussi  à  étouffer tout  bénéfice social potentiel des Investissements Directs Etrangers (IDE).

En fait, il existe deux niveaux de maffia  qui étouffent les Congolais : la ‘‘maffia des profondeurs’’  où l’on  négocie – au moyen des contrats léonins avec les entreprises étrangères ou multinationales – des accords de ‘‘production’’ des ressources destinées aux proches du pouvoir et à  leurs amis et la ‘‘maffia de couverture en surface’’  dans laquelle le régime politique laisse faire – par le bais de la corruption locale et la dilapidation des fonds publics – les courtisans congolais de l’arène présidentielle. C’est à ce niveau que les Congolais se déchirent alors que – tranquillement -, le ‘‘Top Management’’ de la République  se ‘’la coule douce’’ dans une totale discrétion.

Par personnes bien choisies au sein de l’Etat ou du Gouvernement, le régime politique actuel veille à la discrétion absolue des liens qui existent entre ces deux niveaux de la maffia soit en faisant appliquer – rigoureusement - en finances publiques, les aspects fiscaux et pécuniaires des contrats léonins par les services de l’Etat soit en dotant le pays – hors Banque Centrale et hors Fisc – des réseaux informels de perception des ressources financières venant  des firmes étrangères ou des multinationales.

Partout et dans tout – par des ONGs et des projets semi-publics attachés aux administrations publiques ou à  l’Armée et à la Police ou au niveau des organismes rattachés aux pouvoirs judiciaires ou parlementaires -nationaux ou provinciaux-, le régime politique actuel positionne ses ‘‘femmes’’ et ses ‘‘hommes’’ pour se susciter des fidèles partisans, contrôler les opposants potentiels, voire récupérer des opposants encore effectifs. Mais, surtout pour les nourrir aux frais d’une ‘‘coopération internationale’’ ayant depuis longtemps déserté les couloirs officiels au profit des réseaux communautaires et civils et ce, sous forme de petits et nombreux financements extérieurs.

Le rôle des organisations à  financement – extérieur et lilliputien – en RDC est simple :

  • D’une part, les agents des bailleurs de fonds se font de l’argent au nom d’une philanthropie de mauvais aloi au moyen des contrats de sous-traitance d’auprès des organisations – communautaires civiles congolaises – financées  par eux
  • Et d’autre part, ces organisations congolaises deviennent – de facto – à la fois des propagandistes du régime politique en place en magnifiant sans vergogne des réalisations sociales quasi-inexistantes et des thuriféraires des bailleurs des fonds en exagérant les enjeux de leurs actes en vue de maintenir les flux des ressources de cette coopération internationale d’appauvrissement social.

Nombreux Congolais s’échinent à créer des ‘‘initiatives communautaires’’ pour bénéficier d’une ‘‘manne étrangère’’ par laquelle ils obtiennent des maigres ressources de survie mais sont en fait – globalement – soumis au diktat extérieur. Les ONGs extérieures dites ‘‘Non Gouvernementales’’ sont souvent non-gouvernementales vis-à-vis du Gouvernement congolais et non des ‘‘Ministères de coopération’’ des Gouvernements des pays étrangers.

Ici aussi, les ‘‘initiatives communautaires’’ susmentionnées deviennent vite des ‘‘féodalités politico-communautaires’’ en termes d’associations civiles et/ou d’églises dirigées – de façon dominante - par les membres d’un seul lignage biologique, voire d’une seule famille. Sans comprendre les ‘‘causes’’ véhiculées par de ces  ONGs étrangères, l’on devient ainsi capable de défendre – avec virulence – un point de vue sans rapport avec l’exacte réalité en RDC …mais pour les besoins de mobilisation des ressources extérieures au niveau des opinions  internationales.

Mais, le régime politique actuel tient en respect tous ceux qui tentent de se constituer des ressources financières venant de l’extérieur par des voies détournées -  – hors Banque Centrale et hors Fisc, comme lui – pour éviter qu’ils ne deviennent des entités autonomes en termes des moyens existentiels et ne soient pas amenés à  devenir des opposants politiques ou être utilisés  par les étrangers contre son pouvoir sur la RDC.

Le système fiscal actuel – dormant à souhait –  peut subitement entrer en action pour exiger des taxes et impôts dus à  l’Etat contre les gens autonomes ou/et pour dénoncer des siphonage  des ressources publiques au moyen des audits téléguidés et  menés  par des institutions officielles. Le système en place est politiquement totalitaire puisque le respect ainsi imposé à  l’opposition  potentielle ou effective  est le fait des Services de Sécurité, depuis longtemps réduits en Police politique.

En termes économiques, on note qu’en dépit de son énorme potentiel hydroélectrique (estimé à 100 GW dont 40GW pour le site d’Inga – coût estimatif de production est de 0,03 $ / kWh -, environ 30 GW pour les 62 sites d’une capacité moyenne (un peu moins de 10 MW) et 10 GW pour les 500 petites sites existantes), le pays peine à  fournir de l’électricité à plus de 75% des populations congolaises.

On peut parler du potentiel pétrolier et gazier des bassins congolais qui restent délibérément en état de jachère. On peut plancher sur d’opaques exploitations minières ou pétrolières qui échappant plus ou moins au contrôle du Gouvernement congolais, non sans enrichir – au niveau personnel  et en retour – ses dirigeants politiques au plus haut sommet de l’Etat, On peut évoquer  de nombreux et frauduleux montages techno-financiers dans le sillage des entreprises publiques  et mixtes.

On peut aussi citer les nombreuses et variées ressources naturelles (minérales et végétales) de la RDC ou élaborer sur sa position géostratégique au cœur de l’Afrique pour penser aux immenses possibilités d’entreprenariat interne de développement économique et social. Quelque part, il y a un gâchis de l’ordre de la gouvernance politique du pays !

C’est l’on peut affirmer avec certitude ce que la pauvreté est –aujourd’hui – massive, poignante et tend à annihiler tout effort autonome et prolongée de réflexion véritable au fondement de toute liberté. En plus, le mythe de la paix retrouvée (niveau des institutions) et celui de la modernité (au niveau des infrastructures physiques) sur base des réalisations très fragmentaires tendent à anesthésier les consciences et induire la classe dirigeante et l’élite intellectuelle en un état d’apostasie patriotique.

Au niveau interne, il existe une sorte d’aveuglement volontaire des ‘‘élites’’ et une absence d’engagement en faveur des populations en détresse ! Le peuple se retrouve ainsi entrain de circuler dans les villes dans des véhicules d’un autre âge (véhicules dits ‘‘esprit de Mort’’) et  manquer d’eau potable et du courant électrique dans d’insalubres habitations. Mais du peuple, les élites sectaires ne voient en la ‘‘République’’ qu’ensemble d’ethnies en compétition dans une perspective sectaire, …sans référence à un idéal – politique et collectif – élevé !

L’enfermement ethnique et sectaire tend à opacifier la ‘‘conscience nationale’’ et à  pousser la classe dirigeante actuelle à ne point éprouver de compassion humaine pour les victimes de divers malheurs dans les différentes parties du territoire national. Par exemple, les  refoulés de Brazzaville, les survivants des massacres de BENI, les victimes des pluies torrentielles dans les milieux urbains et des accidents des transports mal organisés sont ostentatoirement ignorés ! Les grèves des travailleurs ne font  plus recette comme mode de pression pour faire valoir des droits sociaux basiques. Pour le conservatisme, la ‘‘Police Nationale’’ veille au grain !

Le pouvoir en place n’a pas besoin de créer des ‘‘partisans alimentés’’ au sein de l’opposition politique interne et de la diaspora congolaise car ces dernières  opacifient – d’elles-mêmes – les esprits critiques et s’aliènent les consciences en s’investissant dans des ‘‘discours de nature globale’’ –  sans référence au concret vécu sur terrain ou dans  des ‘‘rhétoriques intellectuelles’’ de haute facture mais masquant plutôt leurs secrètes  et personnelles souffrances en  quelques ‘‘ignorances universitaires’’ de la réalité !

De manière opérationnelle, il eut fallu – pour les partisans du changement- créer des réseaux civils pour affronter ‘‘de masse à masse’’ les forces sécuritaires au service de l’inertie actuelle. En fait, cette inertie interne a accouché – de facto-   des ‘‘opposants de salon’’ et des ‘‘virulents combattants hors théâtre national des opérations’’. Pour ces ‘‘opposants’’ et ‘combattants’’, l’idée d’aller pécher un poisson dans la rivière d’à-côté  pour soutenir discrètement une longue lutte – aux issues imprévisibles – ne leur effleure pas l’esprit alors qu’ils ont besoin des forces – morales et spirituelles- en vue de mener à bien un changement profond au pays.

Au niveau  externe – international et régional, institutionnel et non-institutionnel – la diplomatie congolaise est dominée par des gens qui sont depuis longtemps imbibés d’un esprit de traîtrise acquis au sein des ONGs étrangères/soutenues de l’extérieur  par d’étranges manières ou/et au sein des institutions onusiennes au point de ne penser et n’agir que contre les intérêts à long et moyen terme du pays. Or dit-on “un pays qui se défend s’impose au respect de tous; ce pays ne périt pas.” (Albert I, 1914)!

Par des acteurs congolais de la ‘‘diplomatie de la honte’’, le pouvoir du Président Joseph Kabila s’enferme toujours davantage dans une voie sans issue : celle de la liquidation de toute notion de souveraineté nationale. En fait, ceux qui ont poussé et poussent encore le Président Joseph Kabila dans cette voie fantoche rêvent – en secret, sans doute – de se substituer à lui au moyen des forces étrangères, forces qui semblent aujourd’hui pourtant soutenir le même Président Joseph Kabila ! Le danger contre Joseph Kabila pourrait venir de ce coté-là !

Les populations congolaises en veulent beaucoup aux spécialistes de l’affairisme au service du pouvoir politique en place  et donc de la corruption généralisée depuis l’époque de Mobutu. Il n’y a pas de raisons qu’il en soit autrement – au jour d’aujourd’hui-! Elles ont aussi de l’hostilité manifeste contre ceux qui sont pris dans la trame du libéralisme maffieux consubstantiel au système politico-économique actuel. “Tshaku abotaka na bohumbu te”  disent les Kinois pour signifier que ‘‘les perroquets n’engendrent jamais  des petits dans la captivité’’ et pour dire que les innovations sont largement étouffées, faute d’institutions garantissant l’exercice des libertés individuelles !

Les vrais entrepreneurs étrangers et les firmes multinationales commencent à se dire qu’ils ne pourront jamais avoir la sécurité des affaires et de leurs investissements sans sécurité civile véritable en RDC.! Il ne suffit plus d’envisager  - par eux et pour eux-seuls - la manière de s’auto-sécuriser  en faisant co-régner Joseph Kabila avec la Monusco en RDC … pour avoir la paix. Il faudrait – tôt ou tard – compter avec les diverses couches de la population congolaise.

En RDC, le vrai changement passera par une mutation profonde de la structure socio-économique  au moyen d’une nouvelle organisation collective de l’ensemble congolais. ‘‘Sans dignité humaine collective, il n’y a pas de vraies libertés individuelles’’ disait Patrice Lumumba !

Puisse la présente note critique servir de prise de conscience de ce qui doit être fait pour une solide communauté nationale et …pour un réel changement !

Jean Munyampenda

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